Comment rouler en VTT électrique

Rouler en VTT électrique est sensiblement différent d’une sortie en VTT classique où le moteur, c’est uniquement vous. Nous parlons ici de VTTAE pour VTT à assistance électrique, et non pas de speedbike.

Il n’est pas non plus question ici de revenir sur la controverse VTTAE, mais simplement de parler de la façon de le piloter.

Evidemment, il appartient à chaque rider d’être responsable et de vérifier que l’accès au sentier est autorisé aux VTT et VTTAE.

Le gros plus du VTTAE est d’élargir vos possibilités de ride. Vous pouvez allonger la durée, vous essayer sur des sentiers plus sinueux, ou multiplier les rides sur un même parcours.

Le VTTAE est également un excellent outil pour ceux qui n’ont pas ou plus la possibilité de rouler à VTT comme ils le souhaitent pour des raisons de santé ou d’âge.

Voici quelques conseils pour rouler en VTT électrique

Augmentez la cadence de pédalage

Un gros avantage d’un VTT électrique est une puissance de montée (couple) améliorée. L’assistance au coup de pédale fournira d’autant plus de couple, plus rapidement, si vous faites tourner les pédales plus rapidement, à une cadence plus élevée. 

La cadence varie selon les préférences de chacun. Un cycliste moyen peut avoir une cadence moyenne de 30 à 40 tr / min (tours par minute), tandis qu’un cycliste de VTT électrique ira plutôt dans la plage de 50 à 60+ tr / min

Une cadence plus rapide permet un rendement du moteur plus efficace (prolongeant la durée de vie de la batterie) et procure une sensation d’assistance au pédalage plus naturelle pendant que vous roulez.

Attention aux chocs sur les pédales

Vous pouvez facilement acrrocher vos pédales les roches, racines, ornières et autres, en particulier en descente. Et une cadence plus rapide signifie plus de descentes par course, vous devez donc être vigilant. 

Cela signifie choisir soigneusement votre trajectoire et négocier des certaines sections en roue libre ou en utilisant un mouvement de cliquet où vous faites tourner les pédales en arrière dès que la pédale principale est au niveau de la pédale arrière.

Pour éviter ces situations, de nombreux fabricants ont équipé leurs VTT de bras de pédalier plus courts que leurs homologues VTT conventionnels. 

Au départ, avoir une cadence plus rapide avec un bras de pédalier plus court peut donner l’impression d’être sur un vélo pour enfant, avec ses minuscules roues et un nombre incroyable de tours par minute. Cependant, après avoir roulé un peu, les choses vous sembleront plus naturelles.

Allez-y doucement avec le boost de puissance

Sur beaucoup de modèles, vous avez la possibilité de demander une puissance plus ou moins élevée à votre moteur en fonction de vos préférences, sur une montée plus dure par exemple. Vous vous en doutez, le meilleur moyen de vider sa batterie est d’y aller franchement tout le temps. Garder vraiment cette possibilité pour les sections à pente raide.

Une autre conséquence possible qui peut être désagréable lorsque vous utilisez le maximum de puissance en montée: vous pouvez facilement partir en wheeling. 

Essayez donc différents réglages lors de vos premières ascensions pour avoir une idée du réglage qui fonctionne le mieux à chaque niveau d’inclinaison du sentier. Pensez également à bien vous coucher sur le vélo pour transférer le gros de la masse sur l’avant.

Freinez plus tôt et anticipez plus

L’ajout d’un moteur (et d’une batterie) rend votre VTT électrique à la fois plus lourd et plus rapide, vous devez donc freiner plus tôt avant les virages ou à chaque fois que vous souhaitez ralentir. 

L’assistance au pédalage permet également d’accélérer plus facilement dans un virage, alors penchez-vous davantage dans les courbes.

Parce que l’assistance ralentit lorsque votre pédalage ralentit et s’arrête complètement lorsque vous arrêtez de pédaler, vous devez également être plus attentif aux endroits où vous souhaitez être en roue libre.

Alors gardez votre cadence chaque fois que vous vous approchez d’une montée (pour ne pas caler) ou d’une berme.

Maîtrisez votre technique au sol

Avoir un vélo globalement plus lourd (20 ou 25 kilos) soit un poids total approchant 100 kilos vous inclus, signifie qu’il suit de plus près les contours du sol: vous roulerez sur des obstacles que vous auriez pu sauter sur un VTT conventionnel, par exemple. Et, quand vous sautez, vous atterrissez plus rapidement.

De plus, le poids sur un VTT électrique se traduit également par plus de grip. Cela peut être un avantage lorsque vous maintenez le contact dans des endroits où votre VTT classique avait tendance à patiner sous vos coups de pédale.

Soyez un rider responsable

Les lois et les règles applicables aux vélos électriques urbains et aux VTT électriques sont en évolution. Le VTTAE est encore récent, et les règles sont parfois complexes, tant au niveau européen qu’au niveau français.

Et au niveau local, rien n’empêche un maire ou un parc naturel de limiter l’accès à certains sentiers.

La cohabitation entre marcheurs, chasseurs, même certains VTT classiques et les VTTAE est parfois compliquée. Certains considèrent toute assistance moteur, même l’assistance à au pédalage uniquement, comme un motif pour étiqueter les vélos électriques comme des «motos» et les bannir de certaines zones. De nombreux vététistes de longue date craignent que des années de travail pour être acceptés soient sapées.

Ainsi, lorsque vous roulez, vérifiez que les règles les plus récentes autorisent l’accès au VTT électrique. Faites en sorte de céder le passage aux autres usagers et de ralentir à leur approche. 

Mieux encore, donnez de votre temps pour aider à entretenir les sentiers dans votre région en adhérant à la MBF! Il est important de donner une bonne image du VTTAE et d’être suffisamment pédagogue!

Auteur

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Fab

Passionné de rando et de développement durable